Motherhood …

Me voilà aujourd’hui au milieu de mon second trimestre de grossesse et dos au premier.

Je le regarde de loin en tournant la tête mais ce n’était pas si loin.

Cette première partie de ma seconde grossesse a était particulièrement dure.

J’ai était comme sur un bateau du matin au soir, des nausées à en perdre la tête, accompagné d’une envie de vomir horrible toute la journée. Je n’avais aucun appétit, je ne voulais plus boire et surtout ne rien faire d’autre que d’être dans mon lit.

Mais Je travaille toujours. Conscience pro ?

Je suis fatiguée comme si je m’étais fait percuter par un camion, une envie de dormir irrésistible à longueur de temps et un énervement constant. Bizarrement, je n’ai pas beaucoup pleuré, j’étais plus énervée, que triste.

Mais le pire pour moi, ça a été les odeurs, le dégout et le désagrément causés par ce trouble.

J’ai été incapable de rentrer dans ma cuisine pendant trois mois et aujourd’hui encore je me bouche le nez pour pouvoir cuisiner.

Je n’exagère en rien, j’ai été dérouté par les symptômes que j’ai ressentis. La grossesse peut être horrible pour certaines, belle pour d’autres, c’est un fait.

La lessive et le sèche-linge sont écœurant encore aujourd’hui, ma propre odeur corporelle également.

Comment peut-on être à ce point une loque quand sa première grossesse a était merveilleuse ?

C’est vrai, pour ma Ambre, j’ai aimé chaque mois, j’ai était pressée de connaitre le sexe, enchanté d’apprendre que c’était une fille, manger comme si je n’avais jamais mangé de ma vie, pris 17 kilos, bref c’était le bonheur.

Bon j’étais fatiguée, je faisais 1h de transports pour aller au boulot et me suis arrêtée juste deux petites semaines en 9 mois. Mais vraiment je pensais que la deuxième aurait été semblable voir un peu contraignante mais pas comme ce que je vis actuellement.

Je ne me plains absolument pas, c’est juste un constat. Je ne peux connaitre la douleur de ceux qui ne peuvent avoir d’enfants ou qui en ont perdus, je me mets à leurs places et pour cela je ne me plaindrais pas sur mon sort. Mais j’ai aussi le droit de me mouvoir dans ces symptômes qui ne me plaisent pas.

Je disais à mon mari chaque soir : Je suis heureuse d’être enceinte hein, mais j’ai mal, j’ai mal et tout a changé depuis trois mois. Depuis Janvier je ne fais rien… Imaginez sa tête : Smiley « elle me fatigue ».  Ah ahah !

Moi qui suis speed dans tous les sens du terme, speed au boulot, à la maison, organisée, pleines de pensées pour avancer…Je me suis retrouvée freiné complètement.

Je ne supportais plus l’odeur corporel de ma fille ni celle de mon mari et j’en était si triste. Le linge, le gel douche, le parfum, les vêtements, les draps, la lessive, la cuisine, je suis restée dans ma chambre même pour manger. Ça parait fou mais je tire mon chapeau à celui qui partage ma vie, car il a assuré tant avec ma fille et moi qu’à la maison.

Ma fille est petite et je pense qu’elle n’a pas réalisé la chose, mais elle me disait : maman t’es fatiguée ? Elle jouait au docteur avec ses jouets et venait m’ausculter…J’en ai eu des fous rire aussi avec elle. Je lui aie fait comprendre avec des mots facile que sa vie de chipie allez changer.

J’étais frustré de ne pas l’emmener à l’école le matin, car je vomissais.  J’ai était frustrée de ne plus faire les activités que je voulais avec elle.

Frustrée de ne plus tenir ma maison comme avant.

J’ai réalisé que nous femmes d’aujourd’hui, nous réalisons quand même un paquet de choses au quotidien et que si nous ne sommes pas présentes, certaines choses du quotidien n’ont plus les mêmes saveurs, le même gout. .

J’ai aussi mesuré la chance d’avoir un coéquipier comme mari, c’est un fait nous deux on roule pour deux et pour bientôt quatre maintenant. On ne se lâche pas, il ne me lâche pas. Il est tellement compatissant et aidant…

Je suis au milieu de mon second trimestre et certains symptômes sont encore là mais je pense à ce petit être qui grandit en moi, je tiens bon et fait tenir mon moral au plus haut pour qu’il se sente bien.

La grossesse n’est pas la même pour toutes, et encore moins pour la même femme, la première ne sera pas comme la seconde ou plus.

Soyons indulgent avec ceux qui souffrent un peu plus que vous, patient, et altruiste. Ce n’est pas parce que votre grossesse est parfaite ou plaisante, qu’elle l’est pour tous.

La grossesse est en tous points, le miracle de la vie.

Bises, Samira.

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